Célébration des Rameaux
le Dimanche 13 avril 2025 à 11 heures à l'église de Domont
Le père Gary sur le parvis de l'église devant une assistance immense (cf photos) a béni les Rameaux avant de célébrer la messe accompagné d' Angelina,Vanessa ,Jef ,Eric ,Guillaume aux chants et instruments .
Des bancs avaient été disposés sur le parvis pour permettre à tous ceux qui n'avaient pas pu rentrer de suivre la célébration
Magnifique célébration à laquelle nous avons associé lors de la prière universelle tous les jeunes de l'aumonerie partis au Frat à Lourdes avec le père Etienne.
Gary a du faire une 2em bénédiction des Rameaux à la sortie de la messe pour ceux qui n'avaient pas pu assister à la première .
Un grand merci aux pères Monnet et Gary qui se sont démultipliés entre Domont ,Attainville et Ecouen pour célébrer la fête des Rameaux devant les fidèles venus en trés grand nombre.
Merci aux jeunes de l'aumônerie qui ont proposé les buis et agencé les chaises dans l'église pour acceuillir au mieux les fidèles.
Dimanche à 18 heures dernière célébration à la Chapelle
Tout commence bien. Jésus entre à Jérusalem, et il est acclamé par la foule, comme Messie et comme Roi. Déjà après la multiplication des pains, il se trouvait des gens qui voulaient enlever Jésus « pour le faire roi » (Jn 6, 15). Ici, alors que Jésus descend le mont des Oliviers pour entrer dans la ville sainte, la foule recourt au psaume 118 pour saluer le « Fils de David » (Mt 21, 9), pour acclamer « le règne qui vient, le règne de David notre père » (Mc 11, 10), « le roi » (Jn 12, 13) ou encore « le roi d'Israël » (Jn 1, 13). Or, paradoxe à vue humaine, comment ce roi entre-t-il à Jérusalem ? Il y entre humblement, monté sur un ânon, petit d'une ânesse. Son propos n'est pas de jouir de la gloire d'un règne exercé dans la puissance, Il entend faire advenir le dessein bienveillant de Dieu en accomplissant les Ecritures, en l'occurrence la prophétie de Zacharie (Za 9, 9).
Le dimanche des Rameaux est aussi celui de la Passion, et cela conduit parfois à méditer sur la versatilité de l'âme humaine. Acclamé lors de son entrée à Jérusalem, Jésus sera en effet conspué quelques jours après. La liturgie de ce jour nous offre à voir en une même célébration, lors de la bénédiction des Rameaux puis à la lecture de la Passion, les deux comportements. Pourtant, dès l'entrée à Jérusalem, l'humilité de celui qui sera le Messie est palpable : juché sur un ânon, Il est acclamé comme roi mais déjà la royauté qu'il donne à voir est inattendue. Il est roi ; comparaissant devant Pilate, Il ne le contestera pas ; mais Il dira très clairement aussi que son royaume n'est pas de ce monde (Jn 18, 36). A ce moment où Sa vulnérabilité est extrême, on voit Jésus affirmer avec la même autorité et Sa royauté et le fait que celle-ci ne s'exprime pas par la force. Pilate ne s'y trompe pas, qui inscrit cette royauté sur la Croix : « Jésus, le Nazôréen, le roi des Juifs ». Ecrite en hébreu, en latin et en grec de la main de Pilate (cf. Jn 19, 19 – 22), cette mention révèle à l'ensemble du monde que le motif de la condamnation (cf. Mt 27, 37 et Mc 15, 26) constitue le véritable mode d'exercice de la royauté de Jésus. Il exerce sa royauté en aimant jusqu'au bout (Jn 13, 1). Il est venu, en effet, « pour servir et donner sa vie » (Mt 20, 24 – 28 ; Mc 10, 45).
C'est cette royauté paradoxale que nous sommes invités à contempler en entrant dans la Semaine sainte. Pour nous en inspirer, nous l'approprier et commencer à régner avec Lui à sa manière. Sa manière d'exercer le service nous sera montrée à partir de jeudi, avec le lavement des pieds, la Cène et la Croix. Du lavement des pieds, nous entendrons Jésus nous dire : « C’est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j’ai fait pour vous » (Jn 13, 15). Au seuil de cette Semaine sainte, que cet exemple nous inspire pour qu'à la suite de Jésus nous soyons disposés à toujours mieux servir.
