Ce conseil consultatif permet au curé de bénéficier de l’expérience et du dynamisme d’une équipe de paroissiens impliqués dans tous les domaines de la vie de l’Église. Le curé préside le CP. Les ministres, ordonnés et nommés à une charge pastorale, sont membres de droit.

 

Son but et son rôle


 
L’annonce de Jésus-Christ. Ce volet concerne tout ce qui a rapport à la conception d’un projet d’évangélisation pour la paroisse. Il permet aussi d’aider les chrétiens de la paroisse à approfondir leur foi, en prenant en compte la dimension formation permanente des paroissiens : (Sessions, retraites, recollections, etc.)
 
Il est une instance de réflexion et d’incitation. Ce conseil étudie, évalue, propose et favorise la dimension missionnaire de l’activité pastorale.


Il est le lieu de suggestion. Le conseil encourage et soutient des réalisations nouvelles nécessaires à la mission.

 
- Il est une instance de communion et de coordination.
- Il ne concurrence pas d’autres instances pastorales.
- Il collabore avec tous dans le respect de leur originalité.

 
La liberté d’expression permet d’échanger des infos et des besoins des diverses communautés chrétiennes.

 

Nous pouvons les distinguer le rôle de l’EAP et du CP selon plusieurs points de vue :


- Selon le nombre des participants : une EAP comporte moins de participants qu’un CP.

- Selon  le rythme des rencontres : une EAP doit se rencontrer fréquemment (chaque semaine ou chaque quinzaine, parfois chaque mois) tandis qu’un CP a un rythme de travail plus léger (chaque trimestre par ex.)

 

- Selon l’investissement en temps des participants : faire partie d’une EAP suppose le choix  d’y passer du temps, voire de laisser pour un temps d’autres engagements. Dans un CP, au contraire, on est souvent invité au titre des engagements qu’on peut avoir par ailleurs. Il serait donc illogique de les abandonner. Mais dès lors, le CP ne devra pas « manger » trop de temps.

 

- Selon la qualification et le choix des participants : dans une EAP, il faut pouvoir travailler ensemble, avoir le minimum de compétences pour les tâches d’animation. On comprendra donc qu’il y ait une part de cooptation et qu’on insiste sur la formation. Dans un CP, il s’agit plutôt d’entendre des avis les plus divers possibles, de rassembler des gens de sensibilités  et milieux différents.

 

- Selon la finalité de l’instance en question : à travers ce qui vient d’être dit se dessinent deux logiques différentes. L’EAP est plutôt un lieu ou l’on va mettre en œuvre, réaliser, animer : en somme une « équipe de travail ».  Il faudra décider mais aussi passer aux actes. Le CP, lui, est plutôt en « caisse de résonnance », un lieu de consultation, de maturation, de vérification des décisions pastorales.  Ces membres ont  d’abord à exprimer la vie, les problèmes et les besoins des habitants de la paroisse ; s’ils ont été élus par un groupe précis ou désignés à cause d’une mission, ils ont néanmoins à regarder les intérêts de tous et l’ « intérêt » de Dieu. Simultanément,  le Conseil doit chercher à ouvrir la paroisse, à la relier au doyenné et au diocèse, a communiquer, partager, éduquer, soutenir. On y prépare ainsi les orientations de la paroisse et les moyens pour les mettre en œuvre.

 

- Selon son origine : un CP la tient de l’assemblée elle-même et en est représentative.  Tandis qu’une EAP la tient de l’autorité compétente, ce que signifie bien la lettre de mission.

 

Bien que n’ayant pas la même fonction, Equipe d’Animation Pastorale et Conseil Pastoral sont faits pour travailler ensemble.